Trois jeunes gens, rejoints bientôt par un quatrième, se trouvent projetés dans un milieu scolaire qui les rejette.
Alex, Oscar, Freddy, Hugo,  4 jeunes écorchés vifs, qui de 400 coups en brimades  se révoltent contre ce système scolaire qui leur est imposé.

La bande se découvre un appétit féroce pour la moto. Plus que la moto c’est une foi qui les rapproche et justement cette foi c’est la liberté.
Ils bricolent un premier engin (un shovel 1200 fonte) avec des pièces disparates. Un second sort de nul part,  un troisième  tombe du ciel lors d’un rassemblement. Enclenchement de la première et c’est l’aventure qui les appelle.

Tous sauf un qui choisit un autre chemin. De bastons en beuverie ils brûlent de la gomme à travers le pays. ‘’Là où ils roulent l’herbe ne repousse pas’’. C’est une fuite en avant qui les mènera vers des rencontres virils, fuyant les attaches. Rapidement ceux pour qui l’amitié n’ait pas un vain mot se retrouvent en roue libre,  hors contrôle poursuivis de toutes parts par les autorités et les démons.

Mais au fil des miles le besoin de sédentarisation est fort, à la recherche de leur devenir pour certains, de reconnaissance pour d’autres, un choix s’impose : le local. Phil les avait prévenu un local est aussi une perte de liberté, des emmerdements, fini la route …Hugo résistera mais pour les autres l’appel du billet vert est fort, trop fort.

Ce roman est une ode à la liberté. Moriarty n’est pas loin. Mais encore plus il est aussi une réflexion sur l’engagement. L’engagement au sein d’une structure qui peut  amener à renier valeurs, amitiés, et favoriser la perte d’identité, voir mener à la trahison ou à l’inverse être victime de tout ça. Est-ce que vivre libre c’est vivre seul ?

(Chronique écrite par Cactus)